Chroniques

Serial Fucker

« Ton nom sur une tombe… c’est l’épitaphe de mon amour. »

Jusqu’à la folie, au-delà de la mort…

Cette année, Gabriella Cruz se l’est juré : elle arrête les bêtises et se concentre sur les études, parce que si elle loupe encore une fois ses examens, son père lui coupera les vivres et elle devra rentrer au bercail. Plutôt mourir pour elle qui a toujours rêvé d’être criminologue !

Et ce n’est pas Gabriel Del Vecchio – son meilleur ami et accessoirement l’homme idéal – qui mettra à mal ses bonnes résolutions. Beau, intelligent, parfait… à un détail près : c’est un véritable Serial Fucker. Gabriella sait très bien qu’elle doit arrêter de fantasmer sur lui, car il s’est montré très clair : ils sont amis, amants… et c’est tout !

Mais tout bascule lorsqu’une série de meurtres atroces et pervers frappe le campus.

L’enquête la fascine, les secrets l’engloutissent. En qui peut-elle avoir confiance ?

Au jeu du chat et de la souris, Gabriella prend des risques, quitte à y laisser son cœur… et sa vie !

Serial Fucker a été écrit par mon auteure préférée : je devais le lire ! J’ai eu le plaisir de le découvrir presque en totalité sur Wattpad et j’avais hâte de connaître la fin et surtout, l’identité du tueur en série. Je trouve la couverture superbe et tout à fait à l’image du roman.

Parce que s’il a l’air d’un ange, Gabriel est surtout un fervent pêcheur – de la gourmandise à la luxure, en passant par l’envie, il excelle dans l’art de sustenter tous ses plaisirs coupables.

Dans cette romance mêlée au suspens et à une enquête policière, j’ai été plongée dès le début dans cet univers différent de ce qu’Océane Ghanem nous propose d’habitude, tout en retrouvant sa plume magnifique, poétique et addictive. La romance avance en parallèle de l’enquête dans un très bon équilibre : un vrai régal.

Je le connais par cœur, par corps et par âme.

Gabriella et Gabriel se connaissent depuis leur premier mois sur terre. Au fil des années, leur amitié profonde s’est transformée en attirance sexuelle, puis en amour complexe et intense faisant d’eux des amants, et rien de plus pour Gabriel. Il est évident qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Cependant, Gabriella n’en peut plus de voir Gabriel être le véritable serial fucker du campus. Elle le veut pour elle seule et elle en a marre de jouer. Les sentiments de nos deux protagonistes sont extrêmement bien décrits et on les ressent en plein cœur.

Mais il arrive parfois que le chemin le plus court vers la vérité soit le plus dangereux à emprunter que l’impasse inévitable des mensonges.

À côté de ça, un tueur en série sévit à l’université de Boston. Gabriella y étudie la criminologie et se retrouve au cœur de l’enquête par un professeur tordu qui ne lui donne pas vraiment le choix. Les différents personnages secondaires apparaissent, se développent, mais au final, qui assassine ces jeunes femmes qui ressemblent énormément à Gabriella et leur promet d’horribles sévices ? L’auteure n’a rien laissé au hasard et nous manipule comme des marionnettes. Ses recherches sur les tueurs en série sont limpides et personnellement, c’est un sujet que je trouve très intéressant d’apprendre d’un point de vue psychologique.

Et mon instinct est formel : si je reste passive, je finirai dans un cercueil, mutilée au-delà de l’innommable.

Mais ce n’est pas tout ! L’histoire est captivante, remplie de révélations et de rebondissements avec du suspens. Sans qu’on ne s’en rende compte, l’auteure a su tisser sa toile dès le début pour nous prendre dans ses filets à la fin en même temps que Gabriella.
– Es-tu à ce point fascinée par la mort pour être si pressée de les rejoindre dans la tombe ?

J’ai adoré cette romance thriller du début à la fin et me suis beaucoup attachée à Gabriella et Gabriel ainsi qu’à leur amour puissant et compliqué. Je ne suis pas une lectrice de romans policiers, mais je peux vous assurer que si vous êtes comme moi, vous ne serez pas déçu et marqué à jamais par cette histoire. Le côté policier n’envahit pas la trame.

J’ai frôlé la mort de si près que je sens encore le souffle de la Santa Muerte me caresser l’arrière de la nuque et s’attarder dans l’air que je respire, prête à me priver de ma prochaine inspiration.

Ce roman est une tuerie.

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