Chroniques

My bad Romeo

« — Tu sais ce que devient une rose lorsqu’elle perd tous ses pétales ? Elle meurt. Exactement comme moi, Romeo. »

Sa vie n’est que ténèbres. Du moins, c’est ce dont Romeo est persuadé. De retour à New York après avoir tenté de fuir ses démons, il remonte sur la scène mythique du Roxy, à la tête de son groupe. Seule la musique peut encore donner un sens à sa vie. La musique, et cette fille au regard océan, qui bouleverse son monde du jour au lendemain…

Lorsque Juliet aperçoit Romeo Black sur scène alors qu’elle sort fêter son anniversaire, le regard du beau brun l’électrise immédiatement. Il émane de lui une aura sauvage et ténébreuse, qui l’envoûte, et il la fixe avec une telle intensité qu’elle en oublierait presque les avertissements de la gérante du bar : cet homme torturé n’est pas pour elle. Pourtant, ce soir, pour ses 21 ans, Juliet n’a pas envie d’être raisonnable…

Ô Juliet… doux poison enivrant. Pourquoi m’effraies-tu autant ?

Lina Hope fait partie de mes auteurs préférés, dont j’ai adoré la duologie Nineteen, Ghost Secrets et la trilogie My happily ever after. Je me réjouissais de me plonger dans cette nouvelle romance à New York.

— Utilise-moi. Tu as dit que j’étais un poison, mais je peux aussi être le remède. Alors, utilise-moi. De la façon qui te plaira, mais choisis-moi plutôt que l’héroïne et tout le reste. Je peux t’aider, si tu veux bien me laisser faire.

L’auteure nous emmène dans un univers sombre où la drogue et un drame enveloppent Romeo, chanteur des Nyx. Quant à Juliet, étudiante en art, elle a surmonté ses démons, mais n’est pas à l’abri d’une rechute. Les deux personnages sont bien travaillés et je me suis attachée aux deux, ainsi qu’aux secondaires. J’ai beaucoup aimé tous les rappels aux amants maudits ainsi que les belles métaphores en clin d’œil à l’histoire de Shakespeare et à la peinture, et quand Romeo chante. La plume de Lina est unique, agréable : je pourrais la reconnaître entre mille.

Nouveau jeu, nouvelles règles. Romeo tire les cartes et, moi, pauvre Juliet, je joue en espérant que mon bluff soit suffisant pour cacher ce que je ressens.

Même s’il n’y a pas d’action ou de rebondissements dans la trame, je ne pouvais résister à passer au chapitre suivant, entraînée par les émotions et pensées de Juliet et Roméo. Dans la dernière partie, tout s’accélère et je me disais : mais comment l’auteure va terminer son roman, alors qu’il reste si peu de page ? Panique à bord. Je l’ai fini à 2h00 du matin tant je voulais connaître la fin.

Ces baisers enflammés ne suffisent pas à atténuer mon envie de la posséder. Je veux sentir son corps brûlant sous mes doigts, son souffle mourir sur mes lèvres, la douleur lorsque ses ongles se plantent dans la chair de mon dos. Je veux entendre chacun de ses gémissements résonner dans toute la pièce.

Lina nous partage un beau roman touchant. Est-ce que l’histoire des amants maudits se répète ? Il faudra lire My Bad Romeo pour le savoir…

C’est sa peau aux éclats dorés contre ma peau couverte d’encre noire. Comme une de ses peintures, une putain d’œuvre d’art dont je n’arrive pas à me lasser.

Ma note est de 4,5/5 😍

 — Juliet ? Tu sais que tu ne peux pas me sauver, pas vrai ?

Ses grands yeux turquoise viennent se river aux miens, elle hausse les épaules.

— Je n’arrêterai pas d’essayer pour autant, me répond-elle. Tout le monde peut être sauvé. Romeo, même toi.

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